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3 février 2015
Miguel

Thèse

Thèse de doctorat en Sciences, spécialité Astronomie & Astrophysique

Université Pierre et Marie Curie (Paris VI)
Ecole Doctorale 127 : Astronomie et Astrophysique en Ile-de-France

Soutenue publiquement le 20 octobre 2014 à l’Observatoire de Meudon, mention Très Honorable

Disponible sur l’archive ouverte Thèses en ligne : https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-01090081

Titre : Perte de masse des étoiles massives évoluées : l’environnement circumstellaire à haute résolution angulaire

Directeur de thèse : Pierre Kervella (LESIA/Observatoire de Paris) et Guy Perrin (LESIA/Observatoire de Paris)

Mots-clés : haute résolution angulaire – interférométrie – proche infrarouge – supergéantes rouges – étoiles évoluées – optique adaptative

Résumé : Les mécanismes physiques de la perte de masse des étoiles évoluées sont encore largement inconnus. Ce processus essentiel est pourtant le moteur principal de l’évolution chimique du milieu interstellaire. Pour les supergéantes rouges (SGR), le déclenchement de l’éjection de la matière et les mécanismes de condensation de la poussière demeurent mal compris. La façon dont les géantes rouges parviennent à former des nébuleuses planétaires non-sphériques est aussi inconnue.Au cours de ma thèse j’ai étudié des étoiles évoluées grâce à des techniques de haute résolution angulaire permettant de détailler leur surface et leur environnement proche où se trouve l’origine de la perte de masse. À partir d’observations interférométriques en infrarouge (IR), j’ai caractérisé l’enveloppe de vapeur d’eau et de monoxyde de carbone de la SGR Bételgeuse. J’ai également suivi l’évolution d’un point chaud à sa surface et analysé la structure de sa convection ainsi que celle d’Antarès (une autre SGR très proche) grâce à des simulations hydrodynamiques radiatives. L’imagerie à la limite de diffraction (optique adaptative en IR, télescope spatial en ultraviolet) m’a permis d’étudier l’évolution des inhomogénéités de l’enveloppe circumstellaire de Bételgeuse et découvrir un disque circumstellaire autour de L2 Puppis, une étoile de la branche asymptotique des géantes.Ces observations multi-longueurs d’onde, répétées à plusieurs époques, m’ont permis d’initier un suivi temporel et d’apporter des informations sur la dynamique en jeu. Renouvelé sur un plus grand échantillon d’étoiles dans les années à venir, ce programme permettra de mieux appréhender la perte de masse des étoiles évoluées.

Jury : M. Patrick Boissé : Président
Mme Leen Decin : Rapportrice
M. Alain Jorissen : Rapporteur
M. Thibaut Le Bertre : Examinateur
M. Michel Aurière : Examinateur
M. Eric Josselin : Examinateur